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Avec Meriem

Avec Meriem

Chaque matin, je me réveille, j’ouvre mon cellulaire et j’ai le sentiment que le monde est un peu plus instable. Pour me calmer, je me dis simplement que c’est l’âge qui cogne à la porte.

En même temps, il me semble que le bruit ambiant n’a jamais été aussi fort. Ça devient difficile de nier la souffrance de mes tympans, et c’est encore plus difficile de garder la tête froide dans l’inconfort…

J’ai pourtant modifié en profondeur mes habitudes de consommation ces derniers mois. J’ai commencé par diminuer de mon taux de rafraichissement sur les médias sociaux, puis j’ai sauvagement combattu ma dépendance aux médias d’information. Ça a eu un effet de nivellement chez moi : je me sens moins impliqué dans mon environnement, donc moins exposé quand je crois entendre le plafond céder.

Le problème avec ma stratégie d’isolement volontaire, c’est le sentiment d’indifférence qui se développe peu à peu. J’ai fini par me convaincre que la réception de mon téléviseur n’est pas bonne et je l’ai fermé.

C’est pour ça que j’essaie de faire des choix plus courageux. Je veux aller voir le monde, combattre cette impression de tourner en rond quand je reste trop longtemps au même endroit, dans les mêmes conditions, à voir les mêmes personnes. Je suis toujours curieux d’explorer d’autres modes de vie, d’autres façon de voir la politique ou l’économie mais surtout d’autres façons d’entrer en relation avec les gens.

Cette fois-ci, je ne pars pas seul. Je pars avec mon amoureuse qui est infiniment plus compétente que moi dans les contextes sociaux. Je vais découvrir le monde en continuant de la découvrir, elle aussi. Il y aura deux niveaux d’aventure, celle du couple et celle que le voyage va nous offrir.

Vendredi, on part voir le monde.


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